Engie conçoit sa stratégie à trois ans avec 25 000 contributeurs

Grenoble Ecole de Management organisait le 14 mai ses premiers Trophées de la Paix économique, pour valoriser le déploiement de projets axés sur le bien-être au travail et l’innovation dans les relations entreprises — structures publiques — société. 75 entreprises, collectivités, associations françaises et étrangères ont déposé une candidature, et 10 ont été récompensées. L’article ci-dessous présente le projet d’Engie, lauréat dans la catégorie Développement des relations et des styles de management pour les organisations de plus de 5 000 salariés

 

Quand un groupe de taille mondiale conçoit sa stratégie, il s’appuie le plus souvent sur son CODIR et sur des experts extérieurs. Engie a choisi pour sa part de donner la parole à tous ses salariés. Ils ont été 25 000 à poster des contributions sur la plate-forme collaborative Imagine 2030.

Engie, contrairement à beaucoup de sociétés, n’a pas fédéré ses équipes autour de valeurs mais de principes d’action : l’audace, l’ouverture, l’exigence et la bienveillance. Une illustration ? De 2016 à 2018, l’entreprise a fait le choix de céder ses activités de production d’énergie à partir de charbon, soit 17 milliards d’euros d’actifs, pour investir dans les renouvelables et devenir un pionnier de la transition énergétique. Certes, ces activités étaient polluantes. Mais elles étaient aussi rentables. Un tel pari signe un certain esprit de décision.


Interroger les salariés et toutes leurs parties prenantes

Pierre Henri Grenier jury ENGIE Anne Archambault ENGIE Anne Le Gac Eric Piolle Jury copyright Bruno Moyen BRU 0507La démarche retenue pour concevoir la stratégie du groupe de 2019 à 2021 s’inscrit dans la même veine. D’une part, elle a visé un horizon à moyen terme, d’où le nom «Imagine 2030» donné au projet. D’autre part, le cercle des contributeurs ne s’est pas limité au CODIR et à une brochette d’experts maison ou extérieurs : il a été élargi à toute l’entreprise, soit 155 000 salariés !

«Nous leur avons demandé comment ils voyaient l’évolution du monde ces dix prochaines années et comment ces tendances impacteraient leur métier, explique Nicolas Rolland, directeur de l’Université Engie et de la transformation. De plus, nous les avons invités à interroger un maximum de parties prenantes : fournisseurs, clients, partenaires, prestataires de services quotidiens...» Cette démarche ambitieuse a été outillée avec une plateforme d’intelligence collective et a été possible par la mobilisation des managers et des communautés transverses (jeunes, femmes, digital, …).

 De gauche à droite: Pierre Henri Grenier Directeur Général Adjoint en charge du pôle Finance et Engagement Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes - membre du jury, Anne Archambault - Déléguée territoriale ENGIE , Anne Le Gac - responsable du service Marque employeur et communication RH ENGIE, Eric Piolle - Maire de la Ville de Grenoble - membre du jury, copyright Bruno Moyen


Une collecte de contributions suivie de près par le COMEX

La participation a dépassé toutes les espérances : sur six mois, 25 000 contributions de salariés dans 70 pays et en 17 langues ! Et du côté des parties prenantes, un incroyable panel d’âges, de nationalités, de situations professionnelles, d’industries… «D’une ONG de Manille à au haut responsable de l’ONU, de l’aérospatiale à l’agroalimentaire  » illustre Nicolas Rolland.

Ce flot d’idées a vite attiré l’attention de la directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher, et de son comité exécutif. Pendant les six mois de consultation, ils ont mis en place des réunions de synthèse tous les 15 jours, tant les contenus étaient riches. En particulier, des idées de nouvelles offres, voire de nouvelles activités ont émergé ; elles sont aujourd’hui à l’étude, dans une logique d’incubateur interne.


Un processus qui a créé du lien et de l’engagement

Et la nouvelle stratégie ? Elle est audacieuse, comme on pouvait s’y attendre, et certainement plus que les experts ne l’auraient imaginé. De 2019 à 2021, Engie a décidé d’accélérer sa transition vers le zéro carbone — éolien, solaire, biomasse, etc. — et de le proposer en mode «as a service », celui-ci incluant en particulier le financement : «beaucoup d’acteurs voudraient passer aux énergies propres, mais reculent en raison des coûts d’investissement» explique Nicolas Rolland.

Plusieurs contrats importants axés sur les énergies propres ont déjà été signés, en France et à l’étranger. Autre tendance qui s’affirme, la digitalisation, pour rendre un service personnalisé à des clients de plus en plus dispersés et spécifiques. «Nous sommes entrés dans la phase active, conclut Nicolas Rolland, avec un processus qui a créé du lien entre salariés et renforcé leur engagement. Cette stratégie 2019 – 2021 suscite ainsi un haut niveau d’appropriation et d’adhésion. »

 

        

Les points forts du projet

  • La volonté d’envisager l’avenir dans un esprit d’ouverture
  • La consultation de la totalité des collaborateurs et de leurs parties prenantes
  • Une utilisation vertueuse de l’intelligence artificielle, au service de l’intérêt collectif
  • Une démarche qui suscite l’engagement, l’appropriation et l’adhésion

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