Du « capitalisme trimestriel » à la paix économique : des responsabilités partagées

Hugues Poissonnier - The Conversation

 

La finance casino, c'est dépassé ! (la bourse vue par ATT, page 275 de American Homes and Gardens (1905). Visual Hunt La finance casino, c'est dépassé ! (la bourse vue par ATT, page 275 de American Homes and Gardens (1905). Visual Hunt

Hugues Poissonnier, Grenoble École de Management (GEM)

Nombreux sont les adjectifs régulièrement associés au capitalisme : actionnarial, financier, zinzin (comme l’exprimait notamment Izraelewicz), cognitif, humaniste… La plupart du temps, le caractère relativement péjoratif de l’association est destiné à pointer les dérives observées ou supposées des évolutions constatées.

Popularisée lors de la dernière campagne électorale américaine par Hillary Clinton, l’expression « capitalisme trimestriel » est attribuée à Andrew Haldane, Chef Economiste de la Banque d’Angleterre, qui l’aurait utilisé pour la première fois en 2011. Elle décrit les dérives d’une recherche accrue du profit à court-terme (en référence à l’échéance de la fin du trimestre) aux dépens de la croissance à long terme.

La bienveillance, une valeur politique ?

Dominique Steiler - The Conversation

Georges Gobet AFPLa bienveillance permet de travailler sur le bien-être des personnes et des relations. Georges Gobet/AFP

« Si tu fais réellement partie de l’élite, prends garde à la manière dont tu obtiens le pouvoir. »
(Constantin Kavafis, « En attendant les barbares »)

Cette citation du poète grec introduit à mes yeux la notion d’élite et laisse entrevoir une place possible pour la bienveillance.

J’ai longtemps trouvé détestable ce vocable d’élite, surtout quand il induit une confusion entre l’excellence dans un domaine (que seuls les actes permettent de prouver), et l’attribution d’une sorte de valeur absolue et de privilèges chez ceux qui s’en parent. Je ne l’aimais pas non plus, en qualité de pilote de chasse de l’aéronavale, quand il m’était imposé et que par là même, il m’éloignait des autres au lieu de m’en rapprocher. Je ne supporte toujours pas ce que beaucoup en font, mais j’accepte cependant la nécessité de ce qu’une élite représente, car j’en conçois mieux les rôles et les devoirs : savoir protéger et prendre soin (rôle d’escorte), guider et soutenir (rôle de protecteur), accomplir et être responsable (rôle de leader), et enfin, éduquer et mettre en action les grandes valeurs humaines (rôle de passeur) au service du bien commun.

Politiques publiques : le rôle majeur et (souvent) dévastateur des indicateurs

Fiona Ottaviani et Hugues Poissonnier - The Conversation

 

ndicateurs… Matt Biddulph / Flickr, CC BY-SAIndicateurs… Matt Biddulph / Flickr, CC BY-SA

Fiona Ottaviani, Grenoble École de Management (GEM) et Hugues Poissonnier, Grenoble École de Management (GEM)

En latin, indicateur se dit indicare et signifie « indiquer ». L’indicateur livre une information simple sur l’état d’un phénomène, objet de la mesure. Si cette vertu des indicateurs n’est pas à négliger, leur dimension performative ne doit pas l’être non plus. En effet, les indicateurs ne sont pas des reflets fidèles de la réalité qu’ils prétendent éclairer. The Conversation

Instruments polymorphes : ils sont à la fois des outils de coordination, des outils de preuve, des outils de débats, des outils de contestation et des outils de gouvernement. Et ils peuvent même s’avérer être des outils de contrôle ou encore des instruments de pouvoir… servant à ôter des mains des citoyen(e)s la prise qu’elles ou ils pourraient avoir légitimement sur la décision politique.

Où est le bon participant ?

Fiona Ottaviani et Hélène Picard - The Conversation

 

Réunion publique dans une mairie. P.-A. Dorange/Flickr, CC BY-SARéunion publique dans une mairie. P.-A. Dorange/Flickr, CC BY-SA

Fiona Ottaviani, Grenoble École de Management (GEM) et Hélène PICARD, Grenoble École de Management (GEM)

Les récentes transformations de la répartition des temps de parole lors des campagnes électorales risquent bien de creuser encore plus le fossé entre les prises de parole considérées comme légitimes et celles et ceux qui restent « sans voix ». The Conversation

Elles nous rappellent aussi que les cadres institutionnels et organisationnels de la participation dans nos sociétés dites « démocratiques » sont loin d’être neutres. Dispositifs physiques et temporels de la prise de parole, séquence des sujets abordés, sélection des participant-e-s mêmes, sont autant de facteurs qui contribuent à façonner les espaces « participatifs ». Ainsi, ces cadres-là semblent souvent exiger des personnes qu’elles et ils soient « conformes » à une sorte d’idéal des « bon-ne-s participant-e-s » pour avoir voix au chapitre.

Retour sur la conférence : Et si pleine conscience et engagement sociétal étaient les moteurs de l'entreprise ?

Lundi 15 mai 2017, Bernard Perret, Ilios Kotsou et Dominique SteilerIlios Kotsou et Dominique Steiler ont animé la conférence annuelle de la chaire à Grenoble Ecole de Management devant une salle quasi comble de 380 personnes.

 

Bernard Perret, Dominique Steiler, Ilios Kotsou 17 mai 2017

La pleine conscience est souvent associée à une pratique purement personnelle. Pourtant elle apporte une reconnexion à soi-même et une lucidité qui enrichit également les relations et le quotidien professionnel. Elle ouvre la voie vers une citoyenneté plus assumée. De même, l’entreprise – souvent assujettie à la seule performance économique – doit aujourd’hui reprendre sa place au service de la société et du bien commun, insufflant sens et épanouissement au travail.

 Retour en images et captation de la conférence.

 

 

 

 


 

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