Institut de l’Engagement : ouvrir des « voies républicaines » aux jeunes les plus engagés

Grenoble Ecole de Management organisait le 14 mai ses premiers Trophées de la Paix économique, pour valoriser le déploiement de projets axés sur le bien-être au travail et l’innovation dans les relations entreprises — structures publiques — société. 75 entreprises, collectivités, associations françaises et étrangères ont déposé une candidature, et 10 ont été récompensées. L’article ci-dessous présente l’Institut de l’Engagement, prix spécial du jury pour les organisations de 1 à 249 salariés

Venus de tous les horizons mais réunis par leur sens de l’engagement citoyen, les 700 jeunes lauréats retenus chaque année par l’Institut de l’Engagement bénéficient d’un accompagnement personnalisé pour intégrer une formation, chercher un emploi ou créer leur activité. 90 % d’entre eux atteignent leur objectif.

Pour comprendre la démarche de l’Institut de l’Engagement, il faut se pencher sur l’étonnante diversité de ses lauréats. On trouve parmi eux des garçons et des filles, des ados de 16 ans et des adultes de 30 ans, des jeunes des cités et des beaux quartiers, des « décrocheurs scolaires » et des titulaires de masters, des Français et des dizaines d’autres nationalités…

Parmi les partenaires : Total, l’Oréal, des grandes écoles, les IEP…

Pres honneur Alan Doss jury Bernard Miyet Insti Engagement Helene Vincent jury Zoe Leycure jury Ghuilem Garrel Copyright Bruno Moyen BRU 0668« Deux choses les réunissent, explique Claire de Mazancourt, directrice générale. D’abord, ils ont montré leur engagement en réalisant un service civique, un service volontaire européen, un volontariat de solidarité internationale, ou en s’impliquant durablement comme bénévoles. Ensuite, ils ont un projet de formation, d’accès à l’emploi ou de création d’activité. Notre rôle est alors de leur ouvrir ce qu’on peut appeler des voies républicaines. »

L’Institut, né en 2012 et présidé par Martin Hirsch, a mobilisé à ses côtés quelque 300 partenaires. Des entreprises comme Total, L’Oréal, BNP Paribas ou Bouygues ; des collectivités locales, des associations, des fondations ; et des universités, des grandes écoles d’ingénieurs ou de management, et la majorité des IEP. S’y ajoutent 2000 bénévoles.

Les lauréats qui ont passé le cap de la sélection sur dossier, puis celui de l’entretien, trouvent donc de multiples appuis pour concrétiser leur projet. Ils sont parrainés, conseillés, guidés dans leur démarche, mis en relation avec les partenaires, accèdent parfois à des bourses.

De gauche à droite: Alan Doss - Président de la Fondation Kofi Annan - Président d'honneur des Trophées de la Paix économique, Bernard Miyet - Président de l'Association pour les Nations Unies - membre du jury, Helene Vincent  - Directrice Grand Sud Est Institut de l'Engagament, Zoé Leycure et Guilhem Garrel - membres du jury, copyright Bruno Moyen


Un potentiel qui s’apprécie hors résultats scolaires

Ceux qui choisissent les études bénéficient d’un privilège rare : leur statut de lauréat les rend directement admissibles dans les établissements partenaires ! « Ils évitent les épreuves écrites de sélection, trop formatées pour la majorité d’entre eux alors qu’ils disposent d’un vrai potentiel » décode Claire de Mazancourt.

Un potentiel, pour l’Institut de l’Engagement, ne s’apprécie pas à l’aune de résultat scolaires mais sur la base d’un triptyque : quelle est la personnalité du jeune ? qu’a-t-il accompli et appris pendant son expérience d’engagement ? son projet est-il cohérent et que fait-il pour le concrétiser ?

« Notre ligne de conduite n’est pas élitiste, mais bienveillante. Le dossier de candidature est conçu pour aider le jeune à structurer sa démarche et à évaluer où il en est. Quant à l’entretien, il doit apporter un maximum de conseils en 45 minutes, même pour les dossiers que nous ne retiendrons pas. Ce n’est pas un jury. »

3000 lauréats depuis 2012 et 90 % de réussite

Parti en 2012 avec une promotion de 150 jeunes, l’Institut de l’Engagement a trouvé son rythme de croisière à 700 lauréats par an. Il permet à 90 % d’entre eux d’atteindre leur objectif : une première année d’études validée, un CDI ou un CDD de plus de six mois, une création d’activité.

« Ces résultats tiennent aussi à l’effet promo que nous suscitons en organisant plusieurs fois par an nos universités de l’engagement. Les jeunes s’y retrouvent pour des ateliers et des conférences animées par des grands noms : Muhammad Yunus, Louis Schweitzer, Erik Orsenna, Serge et Beate Klarsfeld…»

Malgré son très beau bilan, l’Institut de l’Engagement manque encore de notoriété. Sans doute parce qu’il est trop atypique, pas assez ciblé sur un public. Mais sa directrice générale ne manque pas d’idées pour le propulser plus haut. Elle sait en particulier que quand elle sollicite ses 3000 anciens lauréats, un bon tiers répondent présent et agissent. Preuve que le sens de l’engagement était bien la valeur centrale de leur parcours.

 

        

Les points forts du projet

  • Un projet qui donne toute sa valeur à l’engagement citoyen
  • Un recrutement 100 % ouvert, sans quotas ni a priori
  • La mobilisation de 300 entreprises, collectivités, associations, universités et grandes écoles
  • Le taux de réussite élevé des lauréats

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