L'évaluation des salariés

L’évaluation des salariés n’est pas obligatoire. Elle est toutefois généralisée et très encadrée. Une grande variété de modalités peut être observée. Certaines présentent un risque réel pour l’entreprise. L’efficacité des autres, admises, ne tient ni à leur sophistication ni à leur innovation.

 

OetC 51L’évaluation des salariés est une pratique généralisée alors, qu’à l’exception de rares conventions collectives, aucun texte ne l’impose à l’employeur. La jurisprudence envisage l’évaluation des salariés non comme une obligation à la charge de l’employeur, mais comme un droit pour celui-ci, inhérent à son pouvoir de direction. Dans le prolongement de cette logique, elle ajoute que le refus réitéré du salarié de se soumettre à une évaluation de son travail peut constituer une faute grave justifiant son licenciement. Toutefois, l’exercice du pouvoir de direction ne doit pas viser à soumettre le salarié. Dans les cas extrêmes, l’employeur peut être déclaré coupable du délit de soumission, défini à l’article 225-14 du code pénal : « Le fait de soumettre une personne, dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur, à des conditions de travail ou d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende ». Les magistrats précisent que, quelles que soient les exigences du process de fabrication, les salariés ne peuvent pas être « le prolongement d’une machine-outil ».

Retrouvez en deux parties l'article de Jacques Uso, associé de Lawsen Avocats Droit social et Relations sociale - et membre de la chaire, paru dans le numéro #51 d’Office et Culture et sur le site de Lawsen Avocats.


Construire la Paix économique pour avoir un impact positif sur le monde

Guilhem Garrel, étudiant à GEM, sera l’un des membres du jury aux cotés de d’une vingtaine de personnalités économiques, politiques et intellectuelles. Concilier performance et quête de sens sont pour lui deux éléments indissociables et naturels qui seront les lignes conductrices de son activité professionnelle. Rencontre avec un étudiant, représentant d’une génération «éveillée". 

 

Garrel Guilhem étudiant gem cr

  • Vous êtes étudiant au sein de Grenoble Ecole de Management, qui forme les futurs managers et dirigeants. Pourquoi vous intéressez-vous à la Paix économique ? 

Principalement car je pense être « victime » de ma génération qui se caractérise par une quête de sens. Avoir un impact positif sur le monde est donc aujourd’hui une préoccupation au moins aussi importante que celle de la rémunération. Dans ce cadre-là je suis donc moi-même investi d’une responsabilité de faire sens positivement par mes actions dans ce monde. La Paix économique est ce concept fédérateur qui vise à transformer durablement notre organisation économique à l’image de ces nouvelles quêtes qui sont les nôtres, nous étudiants. Il est donc tout naturel que nous nous y intéressions.

Rejoignez-nous aux Trophées de la Paix économique !

Le 14 mai prochain, Grenoble Ecole de Management inaugure les premiers Trophées de la Paix économique, à Grenoble. Seront mises à l’honneur, les organisations, privées et publiques, qui concourent à l’amélioration des interactions humaines et organisationnelles au travail. Au programme de la journée : des ateliers et une table ronde mettront en lumière des processus innovants et la volonté de mieux-faire.


bandeau trophees 650x160px vectorisé

 

 

 

 

 

Le 14 mai prochain, à la MC2 Grenoble, la cérémonie de remise des Trophées de la Paix économique augure le premier événement international, visant à soutenir le développement de pratiques vertueuses dans les organisations. Portés par la chaire de recherche Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail, les Trophées de la Paix économique défendent quatre lignes directrices :

Faire connaître des actions effectives d’évolution vers la paix économique, le bien commun et promouvoir les entreprises qui s’y attèlent. En effet, de très nombreuses initiatives sont mises en place, chaque année, dans les entreprises sans être connues, ni soutenues.

Contribuer à une reconnaissance de la réalité de la vie d’un projet, faite d'enthousiasme, de joie, de réussite, mais aussi de doute, d’erreurs et de difficultés surmontées. Ces dernières ne doivent plus être masquées, mais valorisées comme une part nécessaire du processus.

Jean Ribera – Le sculpteur des Trophées de la Paix économique

Jean Ribera est l’artiste sculpteur grenoblois des Trophées de la Paix économique. Il symbolise la valeur d’une démarche de transformation par le travail à façon de métaux de récupération.

 

Jean Ribera 150x150Faire autrement avec ce qui est présent. Depuis 2003, Jean Ribera peaufine ses sculptures, faisant du métal abandonné une matière première valorisée. Engrenages, embrayages, fragments d’étagères, cornières… l’artiste autodidacte a pour singularité de travailler avec des matériaux de récupération, qu’il chauffe et qu’il tord pour les façonner. La chaire Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail l’a choisi pour représenter les Trophées de la Paix économique à plusieurs titres. Jean Ribera est ancré dans le territoire. Il a réalisé de nombreuses expositions, à Grenoble, et a obtenu plusieurs prix.

Au-delà, à travers son art du métal détourné, le sculpteur promeut la richesse et la valeur d’une démarche de transformation, et s’inscrit symboliquement dans l’esprit des Trophées de la Paix économique. Par son art du recyclage, il abonde également la démarche « zero waste », défendue par Grenoble Ecole de Management. C’est ainsi que les trophées de la Paix économique seront spécialement sculptés pour l’occasion et dévoilés le jour J.

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT AUX TROPHEES DE LA PAIX ECONOMIQUE

Crédit Photo : Joseph Caprio

 

L’Happycratie : nouvelle injonction au bonheur dans les entreprises ?

Monde économique et politique, médias, citoyens, dirigeants et collaborateurs dans les entreprises semblent s’être convertis à « l’Happycratie ». Cette « économie du bonheur » est porteuse d’un discours normatif, qui est vecteur d’instrumentalisation dans les organisations. La promotion du bonheur dans nos sociétés néolibérales constitue-t-elle un « nouvel eldorado social » ? Et quel est son prix ?

 

Le bonheur a quel prix Hélène Picard et Fiona OttavianiHélène Picard et Fiona Ottaviani, sont enseignantes-chercheuses à Grenoble Ecole de Management et membres de la chaire Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail. Dans un article paru dans The Conversation, en décembre dernier, les deux chercheuses pointent les dérives du « discours normalisant », qui est issu de « l’économie du bonheur ».

 

Deux ouvrages font école

Les chercheuses fondent leur analyse sur deux ouvrages notamment, qui font référence dans le champ de l’économie du bonheur. Le plus récent, « Happycratie : comment l’industrie du bonheur a pris le contrôle de nos vies », paru en 2018, est co-rédigé par Eva Illouz, sociologue et Edgar Cabanas, docteur en psychologie. Cet ouvrage critique de l’économie du bonheur a relancé le débat sur l’instrumentalisation du bonheur, et son utilisation comme finalité sociale dans l’entreprise.

Plus ancien, « Le prix du bonheur : leçons d’une science nouvelle », paru en 2007, est le fruit des travaux de l’économiste anglais Sir Richard Layard. Son ambition ? Mettre au jour « une science du bonheur » avec ses lois et ses experts, guidant les comportements individuels et collectifs en forme d’ultimatum. Une injonction que dénoncent Hélène Picard et Fiona Ottaviani, dans une approche critique de l’économie du bonheur, mais également de la psychologie positive.

Page 5 of 8

 


 

Logo partenaires WEB

 


 

CONTACT

Caecilia von Hildebrand - Event and communication manager - Tél.: +33/4 76 70 64 81 - Mail

CONTACT

Caecilia von Hildebrand
Chargée de projet communication
Tél.: +33/4 76 70 64 81

SUIVEZ-NOUS

linkedin DomSteiler 60x60px Linkedin groupeMindfulness 60x60px
Twitter 60x60px Youtube 60x60px

ABONNEMENT NEWSLETTER

newsletter

TELECHARGER LA PLAQUETTE

plaquette

 
 
 
 
© 2018 GEM - Chaire Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail. Tous droits réservés.

To participate in a human value-creating economy

Contact - Legal notices - Sitemap