Enseigner la Paix économique pour allier collaborateurs épanouis et économie durable.

Zoé Leycure, étudiante à Grenoble Ecole de Management, secrétaire générale et consultante au sein de GEM Junior Conseil a travaillé sur les thématiques de Paix économique. À l’occasion des Trophées de la Paix économique 2019 nous la retrouverons parmi les membres jury. Retour sur son parcours et sa vision de la Paix économique.

 

Photo Zoé Leycure jury étudiante crQu'attendez-vous de la première édition des Trophées de la Paix économique ? 

Je suis impatiente d’assister aux Trophées de la Paix économique, de découvrir les projets des candidats. J’espère aussi apprendre de nouvelles façons de concevoir le travail en entreprise ce qui pourrait m’être précieux à l’aube de mes choix de parcours professionnels. 

 

Que vous apporte le fait d'être membre du jury des Trophées de la Paix économique 2019 ? Qu'attendez-vous de cette expérience ? 

Je suis ravie d’être jury d’un tel évènement et fière de la confiance que l’on me porte. J’ai hâte de découvrir les projets novateurs en termes de Paix économique remettant l’humain au centre de l’économie car je suis convaincue que nous avons tous à y gagner. De par mes études je me destine à des postes de management, apprendre aujourd’hui à diriger autrement en favoriser le bien-être des collaborateurs est une opportunité immanquable.

 

L'évaluation des salariés

L’évaluation des salariés n’est pas obligatoire. Elle est toutefois généralisée et très encadrée. Une grande variété de modalités peut être observée. Certaines présentent un risque réel pour l’entreprise. L’efficacité des autres, admises, ne tient ni à leur sophistication ni à leur innovation.

 

OetC 51L’évaluation des salariés est une pratique généralisée alors, qu’à l’exception de rares conventions collectives, aucun texte ne l’impose à l’employeur. La jurisprudence envisage l’évaluation des salariés non comme une obligation à la charge de l’employeur, mais comme un droit pour celui-ci, inhérent à son pouvoir de direction. Dans le prolongement de cette logique, elle ajoute que le refus réitéré du salarié de se soumettre à une évaluation de son travail peut constituer une faute grave justifiant son licenciement. Toutefois, l’exercice du pouvoir de direction ne doit pas viser à soumettre le salarié. Dans les cas extrêmes, l’employeur peut être déclaré coupable du délit de soumission, défini à l’article 225-14 du code pénal : « Le fait de soumettre une personne, dont la vulnérabilité ou l’état de dépendance sont apparents ou connus de l’auteur, à des conditions de travail ou d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende ». Les magistrats précisent que, quelles que soient les exigences du process de fabrication, les salariés ne peuvent pas être « le prolongement d’une machine-outil ».

Retrouvez en deux parties l'article de Jacques Uso, associé de Lawsen Avocats Droit social et Relations sociale - et membre de la chaire, paru dans le numéro #51 d’Office et Culture et sur le site de Lawsen Avocats.


Construire la Paix économique pour avoir un impact positif sur le monde

Guilhem Garrel, étudiant à GEM, sera l’un des membres du jury aux cotés de d’une vingtaine de personnalités économiques, politiques et intellectuelles. Concilier performance et quête de sens sont pour lui deux éléments indissociables et naturels qui seront les lignes conductrices de son activité professionnelle. Rencontre avec un étudiant, représentant d’une génération «éveillée". 

 

Garrel Guilhem étudiant gem cr

  • Vous êtes étudiant au sein de Grenoble Ecole de Management, qui forme les futurs managers et dirigeants. Pourquoi vous intéressez-vous à la Paix économique ? 

Principalement car je pense être « victime » de ma génération qui se caractérise par une quête de sens. Avoir un impact positif sur le monde est donc aujourd’hui une préoccupation au moins aussi importante que celle de la rémunération. Dans ce cadre-là je suis donc moi-même investi d’une responsabilité de faire sens positivement par mes actions dans ce monde. La Paix économique est ce concept fédérateur qui vise à transformer durablement notre organisation économique à l’image de ces nouvelles quêtes qui sont les nôtres, nous étudiants. Il est donc tout naturel que nous nous y intéressions.

Rejoignez-nous aux Trophées de la Paix économique !

Le 14 mai prochain, Grenoble Ecole de Management inaugure les premiers Trophées de la Paix économique, à Grenoble. Seront mises à l’honneur, les organisations, privées et publiques, qui concourent à l’amélioration des interactions humaines et organisationnelles au travail. Au programme de la journée : des ateliers et une table ronde mettront en lumière des processus innovants et la volonté de mieux-faire.


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Le 14 mai prochain, à la MC2 Grenoble, la cérémonie de remise des Trophées de la Paix économique augure le premier événement international, visant à soutenir le développement de pratiques vertueuses dans les organisations. Portés par la chaire de recherche Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail, les Trophées de la Paix économique défendent quatre lignes directrices :

Faire connaître des actions effectives d’évolution vers la paix économique, le bien commun et promouvoir les entreprises qui s’y attèlent. En effet, de très nombreuses initiatives sont mises en place, chaque année, dans les entreprises sans être connues, ni soutenues.

Contribuer à une reconnaissance de la réalité de la vie d’un projet, faite d'enthousiasme, de joie, de réussite, mais aussi de doute, d’erreurs et de difficultés surmontées. Ces dernières ne doivent plus être masquées, mais valorisées comme une part nécessaire du processus.

Jean Ribera – Le sculpteur des Trophées de la Paix économique

Jean Ribera est l’artiste sculpteur grenoblois des Trophées de la Paix économique. Il symbolise la valeur d’une démarche de transformation par le travail à façon de métaux de récupération.

 

Jean Ribera 150x150Faire autrement avec ce qui est présent. Depuis 2003, Jean Ribera peaufine ses sculptures, faisant du métal abandonné une matière première valorisée. Engrenages, embrayages, fragments d’étagères, cornières… l’artiste autodidacte a pour singularité de travailler avec des matériaux de récupération, qu’il chauffe et qu’il tord pour les façonner. La chaire Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail l’a choisi pour représenter les Trophées de la Paix économique à plusieurs titres. Jean Ribera est ancré dans le territoire. Il a réalisé de nombreuses expositions, à Grenoble, et a obtenu plusieurs prix.

Au-delà, à travers son art du métal détourné, le sculpteur promeut la richesse et la valeur d’une démarche de transformation, et s’inscrit symboliquement dans l’esprit des Trophées de la Paix économique. Par son art du recyclage, il abonde également la démarche « zero waste », défendue par Grenoble Ecole de Management. C’est ainsi que les trophées de la Paix économique seront spécialement sculptés pour l’occasion et dévoilés le jour J.

INSCRIVEZ-VOUS DES MAINTENANT AUX TROPHEES DE LA PAIX ECONOMIQUE

Crédit Photo : Joseph Caprio

 

 


 

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