Les Trophées de la Paix économique. Plein feu sur l’audace et l’innovation managériale !

Initiative pionnière, Les Trophées de la Paix économique mettront en lumière les actions de terrain qui expérimentent un changement de modèle au cœur de l’entreprise. Le projet de portée nationale mobilisera les acteurs d’entreprises et les chercheurs autour des dynamiques progressives de co-construction positive.

Les trophées de la paix économique N.Travaille F.MilleCréée en 2012 par Grenoble Ecole de Management (GEM), la chaire, aujourd’hui baptisée Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail impulse une nouvelle dynamique de progrès partagé au sein des organisations privées et publiques.

Le lancement des Trophées de la Paix économique, à Grenoble, le 14 mai 2019, sous l’égide d’un Président d’honneur, réunira un jury pluridisciplinaire autour de dirigeants, de personnalités politiques, de scientifiques et de philosophes, fédérés par une conviction commune : l’enjeu de transformer un modèle générateur de richesses certes, mais aussi de souffrances, en un système économique nouveau, créateur de profit ET engagé pour le bien commun.

Jacksonville. Une co-construction pérenne d’indicateurs de qualité de vie

Comment, depuis 33 ans, Jacksonville aux Etats-Unis, a-t-elle fondé et pérennisé un ensemble d’indicateurs de bien-être sur son territoire ? Surtout, comment acteurs publics et privés ont-ils noué des liens de coopération et de co-construction, favorisant une mobilisation au long cours pour l’amélioration du bien commun ?

Paix économique et logique de coopération lexpérience de Jacksonville F.Ottaviani 9.10Fiona Ottaviani est enseignante-chercheuse en économie à Grenoble Ecole de Management (comUE Univ. Grenoble Alpes), au sein de la chaire Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail, et chercheuse associée au CREG – Université Grenoble Alpes. Spécialisée dans l’étude des indicateurs alternatifs de bien-être et de soutenabilité, elle nous éclaire, à partir de son travail de recherche, sur l’expérience de Jacksonville. Les indicateurs alternatifs sont en effet l’un des outils facilitant la coordination des acteurs à l'échelle d'un territoire, pour tendre vers la paix économique.

La ville de Jacksonville, aux Etats-Unis, utilise depuis trente-trois ans des indicateurs communautaires. Située au centre d’une grande région métropolitaine du nord de la Floride, Jacksonville est la plus grande ville de Floride, avec 880 000 habitants recensés en 2016, soit le double de sa voisine, Miami, dénombrant 453 000 habitants. Jacksonville est devenue, au fil de son histoire, la plaque tournante du transport fluvial et maritime.

Jacksonville s’est mobilisée dès 1985 autour d’une expérience de création d’indicateurs sur la qualité de vie. Le projet pérenne a fait date, faisant de cette cité l’une des plus anciennes expériences locales de construction d’indicateurs communautaires, inspiratrice de nombreuses expériences communautaires de création d’indicateurs dans le monde, notamment aux Etats-Unis, au Canada et en Australie.

Des Trophées à la mesure de chaque organisation humaine et de ses interactions innovantes

Evénement précurseur, Les Trophées de la Paix économique sont portés par une ambition : appuyer les actions d’entreprises engagées sur le terrain de la paix économiques.

Trophées Paix éco les partenaires et les membres du jury Pascal Tanchoux 2.10Ces premiers trophées valoriseront les initiatives de PME/PMI, ETI et entreprises multinationales, conduites par leurs dirigeants, en lien avec les travaux de recherche réalisés au sein de la chaire Paix économique, Mindfulness et Bien-être au travail. Ils seront décernés sur les 3 dimensions de la Paix économique : la personne, le management, l'organisation.

Mais au-delà, c’est bien la conduite du changement, les moyens mis en œuvre, l’intention positive… sous toutes ses formes qui seront mis en lumière. Pour ce faire, le jury des trophées de la Paix économique, très diversifié, se compose de personnalités du monde de l’entreprise, du monde politique, intellectuel, étudiant et de la société civile… qui ont inspiré à leur mesure des processus innovants. Il en est de même des partenaires institutionnels et privés, qui s’inscrivent eux-aussi dans une dynamique de changement propice au progrès commun. Aussi, toute initiative d’entreprise porteuse de paix économique sera la bienvenue. N’hésitez pas à candidater !

Pour stabiliser sa trajectoire, APF Industrie monte en gamme avec tous ses salariés

Grenoble Ecole de Management organisait le 14 mai ses premiers Trophées de la Paix économique, pour valoriser le déploiement de projets axés sur le bien-être au travail et l’innovation dans les relations entreprises — structures publiques — société. 75 entreprises, collectivités, associations françaises et étrangères ont déposé une candidature, et 10 ont été récompensées. L’article ci-dessous présente le projet de APF Industrie, lauréate ex aequo dans la catégorie Développement des relations et des styles de management, pour les organisations de 250 à 5000 salariés.

Pour échapper aux aléas des activités traditionnelles du secteur adapté, le site APF Industrie de Grenoble évolue vers des prestations à valeur ajoutée dans le cadre d’un plan de transformation. Parmi ses priorités : aider tous ses salariés, souvent en situation de handicap moteur ou associé, à s’approprier les technologies numériques.

Non, les entreprises du secteur adapté ne sont pas confinées à des métiers comme la blanchisserie, l’entretien d’espaces verts ou le transport de personnes. La preuve : le site APF Industrie d’Échirolles (banlieue de Grenoble), qui compte plus de 80 % de collaborateurs en situation de handicap, assure le SAV de matériel médical, teste des smartphones défectueux ou gère de la conciergerie d’entreprise.


Deux tiers de salariés démunis face aux outils numériques

APF Industrie : Ghuilem Garrel jury APF Yolande Gauthier APF Valerie Dodge Naima Korchi Jury copyright Bruno Moyen BRU 0468Valérie Dodge, sa directrice, ne compte pas s’arrêter là : « nos métiers traditionnels relèvent de la sous-traitance et connaissent d’importantes fluctuations d’activité. Il nous arrive d’être en chômage technique. Avec ces nouveaux métiers à plus forte valeur ajoutée, nous accédons à des volumes réguliers qui stabilisent l’entreprise, motivent les équipes et les rassurent pour l’avenir.»

Mais son plan de transformation présente une faiblesse : sur les 150 salariés, une centaine sont en délicatesse avec les outils numériques. Ceux qui nettoient des bureaux ne peuvent pas renseigner leur heure d’arrivée et de départ sur un planning informatisé. Ceux qui entretiennent les vélos des postiers notent les réparations effectuées sur papier, mais pas sur un formulaire en ligne.

« Nous sommes pénalisés sur nos activités historiques et nous allons être freinés dans nos projets d’évolution. Pour autant, nous ne voulons surtout pas devenir une entreprise à deux vitesses » souligne la dirigeante.

De gauche à droite: Guilhem Garrel, Etudiant Grenoble Ecole de Management, Président de la Junior Entreprise - membre du jury, Yolande Gautier - Animatrice RSE APF Industrie, Valérie Dodge - Directrice APF Entreprises, Naïma Korchi, Présidente du Africa Women’s Forum - membre du jury, copyright Bruno Moyen

Pour ses 40 ans, la SCOP Alma s’offre une introspection grand format

Grenoble Ecole de Management organisait le 14 mai ses premiers Trophées de la Paix économique, pour valoriser le déploiement de projets axés sur le bien-être au travail et l’innovation dans les relations entreprises — structures publiques — société. 75 entreprises, collectivités, associations françaises et étrangères ont déposé une candidature, et 10 ont été récompensées. L’article ci-dessous présente le projet d’Alma, lauréate dans la catégorie Développement des relations et des styles de management, pour les organisations de 1 à 249 salariés


Prospère et courtisée, dotée de solides fonds propres, forte d’une centaine de salariés, la SCOP informatique Alma pourrait célébrer ses 40 ans sur un mode purement festif. Mais ses dirigeants ont saisi l’occasion pour dresser un état des lieux et imaginer collectivement son avenir, en impliquant tous les collaborateurs dans la démarche.

Pourquoi se poser des questions métaphysiques dans une entreprise où tout va bien ? « Pour rester créatifs, pour nous adapter à un environnement qui change, pour continuer à concilier développement économique et épanouissement des personnes » répond Laurence Ruffin, PDG d’Alma.

La SCOP grenobloise, qui fête ses 40 ans en 2019, a bien prévu un événement festif en octobre avec ses équipes, ses clients et ses partenaires. Mais en parallèle, elle réfléchit depuis décembre à son avenir, en suivant un processus appelé en interne ElVa pour Élaboration/Validation.

« Nous avons besoin de nous redonner un objectif partagé »

General Guimbert jury Laurence Ruffin Alma Gilles Vanderpooten jury copyright Bruno MoyenBRU 0441De quoi s’agit-il ? D’une réflexion de fond sur le fonctionnement quotidien et la stratégie, à des fins d’amélioration continue. Les « Almatiens » (salariés d’Alma) en ont l’habitude : ils sont organisés en quatre business units ou « scopettes » qui tous les trois ans, pratiquent une ElVa pour définir un nouveau projet ; ce projet est porté par un responsable qui doit être élu avec 2/3 des voix de sa scopette.

C’est le même processus ElVa qui est donc en œuvre, cette fois à l’échelle de l’entreprise et de l’équipe dirigeante. « Alma, ce n’est pas seulement 4 business units qui tournent bien, souligne la PDG. Nous avons besoin de nous redonner un objectif partagé, nourri par du sens, et de co-construire notre avenir ».

De gauche à droite: General Guimbert, Général de corps d'armée Commandant de la région de Gendarmerie Auvergne-Rhône-Alpes - membre du jury, Laurence Ruffin - PdG Alma, Gilles Vanderpooten, Directeur Général Reporters d'Espoirs - membre du jury, copyright Bruno Moyen

Le but n’est pas de ressouder des scopettes qui auraient des velléités d’autonomie. « Cette tentation a existé par le passé, raconte Laurence Ruffin. Aujourd’hui, ce n’est plus un sujet. Il y a consensus sur le fait que nous sommes plus forts ensemble pour recruter, investir, affirmer notre image et animer une vie collective riche. »

Pas d’urgence, donc, mais la volonté de se remettre en question et de pérenniser l’esprit entrepreneurial de la SCOP. Comment orienter l’innovation technologique des prochaines années, avec quelle place pour le SaaS ? Quelle stratégie pour les sept filiales internationales ? Comment Alma peut-elle rester indépendante dans un contexte de forte consolidation ? Comment faire émerger de nouvelles idées et de futurs « chefs d’orchestre » parmi les collaborateurs ?

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