Replay - Conférence Profits et épanouissement en entreprise : mission impossible ?

Qui n’a jamais entendu dire que le profit va de pair avec stress et hyper-compétitivité ? Alors que l’épanouissement dans le monde professionnel est souvent associé à peu de performance pour les uns et correspond à aucune forme de tension pour d’autres. Pourquoi serait-il impossible de faire collaborer ces deux notions ?

Le 15 mai passé, Marie Georges, Associée chez Deloitte Développement Durable, Jean-Jacques Chabanis, Président de La Boîte à Outils et Dominique Steiler titulaire de la Chaire Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique, ont démontré au cours de cette conférence, à partir d’exemples concrets basés sur la paix économique et la responsabilité sociale d’entreprise, qu’allier profit et épanouissement n’a rien d’une mission impossible. Bien au contraire.

La conférence a rassemblé près de 400 personnes à Grenoble Ecole de Management. Retrouvez la conférence en images et lereplay.

 

Pourquoi La Boîte à Outils mise sur l’épanouissement de ses collaborateurs ?

« Devenir l’entreprise préférée de nos collaborateurs, clients et fournisseurs d’ici 2022 », tel est le projet d’entreprise de La Boîte à Outils qui fédère 1 800 salariés et 37 magasins, en France. Jean-Jacques Chabanis, président, et Frédéric Dufau-Joël, directeur des systèmes d’informations & méthodes, nous livrent quelques (bonnes) raisons de miser sur l’alliance de la rentabilité et du bien-être en entreprise. Entretien.

La Boîte à Outils est l’un des onze partenaires de la Chaire Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique, qui organise le 15 mai prochain à Grenoble Ecole de Management une conférence sur le thème : Profits et épanouissement en entreprise : mission impossible ? avec Jean-Jacques Chabanis pour intervenant (voir encadré).

 

Jean-Jacques Chabanis   Frédéric Fufau-Joël
Jean-Jacques Chabanis     Frédéric Dufau-Joël

Selon vous, quels sont les prérequis à l’alliance du bien-être et des profits en entreprise ?

Il faut tout d’abord être dans une entreprise où les actionnaires acceptent la prise de risque. La Boîte à Outils est filiale du groupe Samse, qui a eu la délicatesse de nous laisser la main. Il faut ensuite détenir une vraie conviction sur ces sujets. Il faut bien sûr réaliser des profits, avec une belle base de résultats historiques. Et, savoir se détacher de l’argent : les gains ne doivent pas être une fin en soi. Il faut aussi accepter de dépenser/d’investir dans le recrutement et la formation, en particulier des collaborateurs peu qualifiés, ou venant en renfort ponctuel de nos équipes. Il faut enfin privilégier une vision de moyen terme (5 ans), et miser sur le fait que tous ces investissements, qui peuvent dégrader le résultat à court terme, permettront de le majorer à moyen terme.

Les rétributions intangibles, facteurs clés de motivation

De nombreuses recherches en sciences des organisations constatent que les effets de la rémunération (primes à l’objectif, bonus…), ont un impact à très court terme sur la motivation des collaborateurs. C’est pourquoi, l’enjeu dans les entreprises est bien de créer un environnement propice au développement des collaborateurs pour toucher l’individu et stimuler sa motivation intrinsèque. D’où le concept de « rétribution intangible » qui dépasse largement le cadre de la « rémunération ».

Christelle Tornikoski Enseignante-chercheure au département Homme, Organisations & Société, à Grenoble Ecole de Management (GEM), et membre de la Chaire Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique, Christelle Tornikoski nous éclaire sur les sources de rétribution intangible.

Définir une stratégie claire et partagée

« Nous sommes tous différents, avec une vision du monde différente. Aussi, pour qu’une entreprise soit performante, créative, apprenante et évolutive, il faut qu’elle permette à chacun de ses salariés de s’approprier la vision de l’entreprise. Il est essentiel que le désir de s’engager vienne des individus eux-mêmes », relève en préambule Christelle Tornikoski. Première condition, fondamentale : établir une ligne claire, comprise et partagée de la stratégie d’entreprise, qui soit directement applicable par les collaborateurs sur le terrain. D’où l’enjeu pour le dirigeant de partager sa stratégie, en s’assurant qu’elle donne envie à ses collaborateurs, tout en leur permettant d’exprimer ce qu’ils en pensent.

La Boîte à Outils privilégie une dynamique d’intelligence collective

Septembre 2016 a marqué le lancement du projet d’entreprise de La Boîte à Outils, à Grenoble. Ambition, à horizon 2022 ? Fédérer 1 800 collaborateurs, mais également clients et fournisseurs autour de valeurs communes. Parmi celles-ci, le souci de la performance, conjugué à la satisfaction des salariés et des partenaires de l’entreprise.

GettyImages 664832068Trois étapes ont structuré le plan d’action. De mars à juin 2017, 140 réunions ont été organisées et animées par 80 salariés de magasins, formés à l’animation des processus d’intelligence collective. A l’issue des échanges, chaque salarié a présenté sa vision de La Boîte à Outils (BAO) du futur. Parallèlement, fournisseurs volontaires et clients ont été interrogés. Seconde étape, cadres et collaborateurs volontaires, soit 350 personnes, ont été invités à l’Alpe d’Huez pour un séminaire d’entreprise de 3 jours. L’objectif ? Dresser le portrait-robot de l’entreprise préférée par tous. Les Chantiers d’avenir sont désormais lancés autour de quelques axes clés : l’éthique sociale et environnementale ; la vocation de l’entreprise – accompagner les clients dans le respect d’un futur durable et plus humain –, fédérer clients, fournisseurs et collaborateurs en une communauté responsable, unie autour de valeurs communes ; enfin, donner du sens au travail dans l’entreprise, rebaptisée L’Enseigne du bonheur (EDB).

Pour en savoir plus :

Crédit photo: GettyImages-664832068

Des Français optimistes au travail… C’est possible !

La France demeure un modèle de culture hiérarchique au travail, qui confère au suivi des ordres et des directives, à la non-prise d’initiative et à la subordination. Pourtant, la France compte nombre d’entreprises privilégiant l’optimisme et l’investissement positif au travail. C’est le cas de l’entreprise Techné, dans le Rhône.

Hugues Poissonnier   Pierre Yves Sanseau
Hugues Poissonnier   Pierre-Yves Sanséau

La France demeure un modèle de culture hiérarchique au travail, dont la clé de voûte est construite autour du sentiment (conscient et inconscient) de domination. « Ce sentiment de peur latent n’est pas le meilleur des atouts pour libérer les énergies positives, la créativité, l’envie de travailler et de s’investir dans un projet ou des tâches. Il confère davantage au suivi des ordres et des directives, à la non-prise d’initiative et à la subordination, » relèvent Pierre-Yves Sanséau, professeur de gestion des ressources humaines, et Hugues Poissonnier, professeur d’économie et de management à Grenoble Ecole de Management, tous deux membres de la Chaire Mindfulness, Bien-être au travail et Paix économique.

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